La
scène reggae se développe à
grands pas en Afrique. En témoigne l’aventure
d’Agana, Koné Alpha Ismaël
à l’état civil, tout droit
venu d’Abidjan en Côte d’Ivoire.
S’il est le fils d'Alpha Blondy, «
la bible du reggae », Agana entend bien
écrire son propre évangile.
Né en 1972, il aborde la musique par
la batterie. Pas étonnant que le rythme
soit pour lui le cœur de toute création
musicale. Les débuts d’Agana dans
le reggae sont influencés par Bombeya
Jazz, Fela. Issu de trois ethnies différentes,
l’artiste n’oublie pas non plus
la musique folkorique.
De 1995 à 1999, il réalise ainsi
trois albums, « The Day », «
Massif » et « Patriote ».
Ce dernier album met en garde contre les dérives
de l’armée au pouvoir. Les années
qui suivent sont plus difficiles pour Agana
alors que son pays est plongé dans la
guerre civile.
Il mène de son côté un autre
combat de deux ans pour sortir un album autoproduit,
en juillet 2008, « Roosteady ».
Un nouveau genre basé sur un groove ternaire,
agrémenté d’acoustique,
de rock et d’électro.