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AMAYO

Origine : Nigéria / Brooklyn

Influences musicales : Afrobeat / Funk
Amis : Antibalas, Seun Kuti, Tony Allen, Sharon Jones

Liens web :
http://www.fuarkistra.com

http://www.myspace.com/thefuarkistra

Amayo est le chanteur du groupe d’Afrobeat newyorkais Antibalas. Il vient d’enregistrer sur un disque de Hip hop nigérian produit par Mark Ronson.
Il est à Paris pour enregistrer des versions Dub de sa musique avec Grant Phabao (Timec)...et donner une série de concerts avec le Fu Arkist Ra Paris.


AMAYO’S FU-ARKIST-RA Paris
Amayo : chant et clavier
Oghene Kologbo : guitare (guitariste de Fela Kuti sur 36 disques, il a créé le groupe Afrobeat Academy)
Chief Udoh : percussions (percussionniste pour Fela Kuti)
Mambo Stixs : batteur (batteur de Egypt 80 pendant 4 ans)
Lawkyz : Contrebasse (Uht)
Julien Raulet : guitare (Afro-rockers, Fanga)
Sabine Balas (Violoncelle)
Franck Biyong : guitare (Maasak)
Yann Gaël : violon (Feva)

INTERVIEW

 
 


par Ophélie Cohen novembre 2008

 

O : Tu es à Paris pour présenter ton nouveau projet ?
Amayo : Oui ce projet s’appelle Fu Arkist Ra. Il vient de mes croyances et de mon style de vie. Je cherche l’équilibre avec mon environnement. Je fais de la musique, que j’adore, je pratique également le sport et j’essaie aussi d’étudier afin de mieux connaître la planète. Dans ce projet j’essaie de faire partager artistiquement, mon rapport au monde. Pour le dire simplement c’est une sorte de rencontre du Kung Fu et de l’Afrobeat.

O : D’où te vient cet intérêt pour le Kung Fu et la culture chinoise ?
Amayo : Cela a commencé dès l’âge de neuf ans, où j’ai commencé à m’intéresser très fortement au Kung Fu. Depuis mon intérêt n’a pas faibli…D’ailleurs en tant que Sefu, je dois le partager.

O : Qu’est ce qu’un Sefu ?
Amayo : C’est une sorte de maître de Kung Fu. Qui n’est pas seulement l’art de combattre mais aussi l’art de l’excellence, une philosophie, une façon de vivre… Toutes les passions que tu as, tu peux les mener avec cette discipline qui est développée dans le Kung fu …

O : Concrètement sur scène comment se passe cette rencontre entre Kung fu et Afrobeat.
Amayo : J’essaie de mettre sur scène les ingrédients d’une nuit de Kungfu réussie : du mouvement, de la danse, des rythmes, il y a également des petites parties qui racontent des histoires de Kungfu. Et puis j’utilise aussi ces mélodies particulières, qui sont Yoruba, j’essaie de montrer leurs similarités avec les mélodies asiatiques et de démontrer que nous partageons tous la même histoire, en tant qu’êtres humains…

O : Je voudrais qu’on revienne sur ton enfance, tu es né au Nigéria ?
Amayo : Oui, dans toutes les écoles où j’ai été, j’étais engagé dans des actions sportives, ma maison était dans le quartier du club de Fela, qui n’était pas si populaire à l’époque car c’était en banlieue. Je suis donc allé voir Fela, même si c’était un lieu interdit pour les enfants (en tout cas si tu venais d’une bonne famille). J’étais très réceptif à son message politique…

O : Tu as rencontré Fela qu’est ce tu retiendras de lui ?
Amayo : Je suis allé dans cette pièce spéciale « social room », il nous a dit « les garçons il faut travailler et lire des livres » j’étais très impressionné de le voir…. Tout ça, je m’en souviens aujourd’hui et ça m’inspire inconsciemment pour ma musique.

O : Commencé s’est passée ton arrivée au USA ?
Amayo : Tous les enfants avec qui j’ai grandit rêvaient d’aller aux Etats-Unis, quand j’étais au lycée, j’ai vu un film qui s’appelait « car wash » un classique. La musique, les acteurs, tout dans le film m’a donné envie et j’ai su que j’irais là bas un jour. Artistiquement c’était également « the place to be », dans les années 70’s, avec l’arrivée de la funk et du rythm & blues…

O : Quel est ton meilleur souvenir de scène ?
Amayo : C’était avec Antibalas au Canada, une grosse scène devant 2000 personnes… J’ai dit quelque chose au micro, il y avait une femme avec un enfant devant moi. L’enfant et moi nous nous regardions, tout le monde a levé ses mains et à ce moment un vent s’est levé et a balayé tout le public… ; ce qui a donné une impression vraiment spéciale…Tous ces instants rapprochent les musiciens…

O : Comment ça a commencé avec Antibalas ?
Amayo : C’était au moment de la mort de Fela, à l’époque j’étais très actif à Brooklin, j’organisais des spectacles de mode dans ma boutique… Antibalas avait commencé à jouer depuis 2 mois seulement… Deux gars sont venus me voir, dont Martin, ils m’ont dit qu’ils jouaient de l’Afrobeat et demandé si ça m’intéressait de jouer avec eux. Je suis donc allé les voir en concert et c’était bien, puis j’y suis retourné pour jouer du shakere. Juju, qui fut batteur de Fela, était là, tout ça m’a paru très sérieux et j’ai décidé de m’investir. Au début j’étais invité et petit à petit j’ai intégré le groupe…

O : De quels instruments tu joues.
Amayo : D’abord des percussions. Pour moi tous les instruments sont des percussions. Je travaille mon piano, après j’aimerais bien travailler les cuivres, aussi, le chemin sera long.

O : Quels sont tes objectifs pour les deux prochaines années ?
Amayo : J’aimerais agir, continuer ce que je fais actuellement à Paris. Je crée un groupe de musiciens qui joue mes compositions, celles-ci servent de fenêtre et de base pour l’improvisation et les collaborations…Mon objectif est d’avoir une performance mensuelle, tous les mois à Paris autour de l’Afrobeat.

O : D’où vient le nom Amayo ?
Amayo : Du Nigéria, Je suis aydo (centre ouest du nigéria) et aussi Yoruba. Cela veut dire, « si tu n’y vas pas, tu ne sauras jamais ». C’est donc un nom très puissant que j’ai essayé de suivre.

O : J’ai entendu dire que tu étais un très bon cuisinier, si tu avais 5 minutes pour préparer quelque chose, que ferais tu ?
Amayo : Des bananes plantains. Elles doivent être douces, je les lave, je mets du beurre de noix de coco, je les coupe en morceaux, j’ajoute un peu de sel, du gingembre, des épices, et je les mets à frire avec de l’huile bouillante 4 minutes. C’est très rapide et je vous promets que ce sera croustillant à l’extérieur et moelleux à l’intérieur !

REPORTAGE

2eme Concert de Fu Arkist Ra Paris à la Scène Bastille déc 2008 (Koto))

1er Concert de Fu Arkist Ra Paris à l'Alimentation Générale déc 2008 (Amen)

 
Répétitions de Fu Arkist Ra Paris dans le studio" Kraked" de Loïk Dury décembre 2008


Amayo


Grant Phabao



Mambo Stixs (batterie) Sabine Balas (Violoncelle) Lawkyz (Contrebasse)

Oghene Kologbo (guitare), Julien Raulet (guitare)
 
 
 
 
 

 


 
 
 
Ce projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne. Cette publication (communication) n’engage que son auteur et la Commission n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.