Les Dogons
l’ont nommé Ino Ogo Dolo, le fédérateur...
Il suffit de l’observer sur scène
pour comprendre pourquoi, Cheick Tidiane est un
chef d’Orchestre, jusqu’au bout des
ongles, mais aussi un brillant arrangeur, compositeur,
instrumentiste…
Ce malien de naissance qui se destinait au départ
à la peinture, fait partie des vétérans
du légendaire Rail Band de la gare de Bamako.
Dans les années 70, Cheick devient un des
piliers de la scène musical ivoirienne,
puis il s’installe à Paris dans les
années 80, époque où les
musiques africaines sont en pleine effervescence.
Si les mélomanes connaissent Cheick pour
son disque « Sarala » réalisé
avec Hank Jones en 1995, l’on ne sait pas
suffisamment que nombre d’albums n’auraient
jamais vu le jour sans lui…Peut être
parce que le roi du clavier malien, s’est
toujours méfié du vedettariat, préférant
rester "derrière la musique"…
Dans son dernier opus « Sabaly »,
Cheick chante, joue de la guitare, du piano et
de la calebasse aux côtés d’invités
tels que Manu Dibango, Toumani Diabaté,
Oumou Sangaré, Dee Dee Bridgewater…
Il dénonce l’absurdité des
guerres fratricides et rend hommage aux traditions
de son enfance.
Plus que jamais le Black Bouddha s’affirme
comme un africain universel, fou de groove et
d’écriture mélodique…
Ophélie Cohen