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crédit
photo N. Hidiroglou |
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FEMI KUTI
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Origine
:
Lagos, Nigeria
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Influences
musicales : Afro-beat,
soul, jazz, hip hop, électro...
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| Liens
web :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Femi_Kuti
http://www.myspace.com/femikuti
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« La
musique est une arme », pas pour
tuer, pour conscientiser le peuple et pour dénoncer :
la corruption, la misère et les dérives
d'une mondialisation économique toute
puissante. Femi Kuti, a bien intégré
cet enseignement, transmis par son père,
le saxophoniste nigérian Fela Anikulapo
Kuti.
Comment aurait il pu rester insensibles aux
combats du Black Président et aux évènements
qui ont marqué sa jeunesse ? Il
a assisté à plusieurs attaques
armées de sa maison, mais aussi aux persécutions
dont Fela et d'autres membres de sa famille
ont été victimes.
Cette jeunesse mouvementée s'accompagne
d'une immersion dans l'oeuvre musicale de son
père : l'Afrobeat. Femi s'imprègne
irrémédiablement de cette musique, qui
métisse les rythmes traditionnels yoruba,
au funk,
jazz
et highlife
, et qui retranscrit à la perfection
un univers chaotique et urbain. Il fait ses
armes dans l'ombre de Fela, en jouant du saxo
dans l'Orchestre Africa 70. Et pendant les fréquentes
périodes d' emprisonnement de son père,
Femi dirige l'Orchestre mais aussi le mythique
night club le « Shrine »,
Temple de l’Afrobeat, dans lesquels Fela,
ses musiciens et ses danseuses, déchaînent
les foules de Lagos, avides de liberté
de mœurs, de pensée et de bonne
musique.
Dès cette époque, le jeune Kuti
marque sa différence, il créé
son propre groupe les « Positiv Force »
en 1986, malgré la désapprobation
de son père. Il s’affirme comme
un musicien doué et s’ouvre aux
musiques jazz, soul et Hip hop. La mort de Fela
en 1997 sera-t-elle un déclic ou une
libération, le fait est qu’en 1998
Femi enregistre « Fight for win »,
son premier album international. Il affirme
un style personnel et se démarque de
son modèle par ses influences résolument
modernes, sans renier ses origines. Femi s’autorise
même une certaine légèreté,
maniant l’humour et l’autodérision.
Son engagement politique n’est pas moins
fort, il crée la même année
le Movement Against Second Slavery, qui n’aura
qu’une courte vie.
A 44 ans Femi est toujours là, toujours
lui-même. Son dernier opus « Day
by day » propose un afrobeat riche
musicalement et bien sur critique. On retrouve
ce qu’on aime dans l’afrobeat de
Fela : la rengaine groovie des cuivres,
les délires hypnotiques des claviers,
des pércus lancinantes, un dialogue infini
et d’une grande intensité sensuelle
et spirituelle. Femi y ajoute une certaine sérénité,
et des outils de production moderne.
Pas de doute le prince de l’Afrobeat s’est
fait un prénom, il a su perdurer le combat
de son père, tout y imprimant sa propre
identité. Son fils Madé, qui a
enregistré sur tous les titres de l’album
prépare la relève.
On n’est pas prêt d’oublier
les Kuti.
Ophelie Cohen
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