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Filastine
Origine : Espagne

Influences musicales : Hip Hop, Electronique, Chansons populaires mélodramatiques

Liens web :
www.myspace.com/filastine


De New York à Barcelone, en passant par Jakarta, Osaka, Paris, Filastine, le vagabond de la musique, s’est forgé une renommée internationale remarquable.

Activiste altermondialiste à ses premières heures, Grey le percussionniste passe cinq ans dans le « Infernal Noise Brigade » à arpenter les manifestations des quatre coins de la planète : contre l’OMC à Seattle, contre le G8 en Ecosse. Le groupe arrive même à percer la toile des Zapatistes au Mexique, un véritable examen de conscience, « la meilleure interview que j’ai jamais connue », confie Grey.

En 2004, Grey entame une carrière solo, sous le nom de Filastine. Avec un tel nom de scène, Grey ne cache justement pas son combat contre les personnes « philistines », par définition matérialistes et qui méprisent toutes les formes artistiques.

Il sort rapidement son premier single « Juda’s goat ». Ses « cuts » sont même utilisés dans la BO de « This Revolution », film primé au festival Sundance 2005. En France, c’est le label lyonnais Jarring Effects, promoteur d’Ez3kiel, entre autres, qui parraine la sortie du premier album de Filastine : « Burn it ». De fait Filastine enflamme les foules sur son passage. Il séduit les fans de hip hop, de world, d’électro. Filastine enchaîne également les premières parties de Leila, non moins connue comme claviériste de Bjork.

Citoyen du monde, Filastine multiplie les collaborations avec des percussionnistes afghans, une chanteuse israélienne ou un joueur de rhaita Marocain. Pendant sa première tournée, il est accompagné de DJ Rupture.

Filastine est un touche-à-tout. Il abolit les frontières sonores pour mélanger les éléments les plus traditionnels avec les excursions les plus synthétiques.

Dans son dernier opus, « Dirty Bomb », Filastine varie encore plus ses influences, entre un dubstep libéré, des sons empruntés à Bollywood, aux Balkans, au flamenco. L’artiste brise les genres et confie allègrement « qu’Oum Koulthoum a été ma première amie sur Myspace ». Filastine nous emmène du Moyen-Orient à l’Extrême-Orient, notamment en reprenant une berceuse indonésienne, « Fitnah », interprétée par une voix féminine séraphique.

Filastine atteint les sommets lorsqu'il se produit sur scène. Pour chaque prestation il doit dénicher un caddie, « pratique pour transporter le matériel jusqu’au métro », ironise-t-il. Mais pas seulement! Car ce caddie insonorisé est son premier instrument. Pour ceux qui auront la chance de voir Filastine sur les scènes françaises, ils se réjouiront de la charmante violoncelliste, qui improvise à l’envi sur les samples du grand maître. Le tout arrosé d'images synchronisées plus qu’éprouvantes.

Aline Fontaine


Interview



émission réalisée par Aline Fontaine
     
DISCOGRAPHIE    
     

Dirty Bomb
Jarring Effects
Février 2009

 

     


Burn it
Jarring Effects
Octobre 2007



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