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Un baobab ne meurt jamais. Même desséché,
il fait de jeunes pousses et renaît »
rigolent les musiciens d’Orchestra Baobab.
Leurs traits sont burinés mais leurs yeux
sont rieurs, et les papys sénégalais
dispensent une joie de vivre pleine de verdeur.
Verdeur comme le baobab, justement, qui même
desséché …
Groupe mythique de l’Afrique de l’Ouest,
Orchestra Baobab voit le jour à Dakar en
1970. Contrairement au Mali et à la Guinée,
qui ont développé leurs musiques traditionnelles,
le Sénégal de la fin des 60’s
ne vibre qu’au son de la salsa cubaine. Le
directeur d’un nouveau club très select,
Le Baobab, a l’idée d’engager
un groupe musical qui jouerait les rythmes sud-américains
sur des paroles en wolof avec des touches instrumentales
locales. Issu de multiples ethnies, l’Orchestra
Baobab africanise alors rumba, cha-cha et autres
pachanga avec entrain. Les danseurs se bousculent
sur la piste, la renommée du groupe dépasse
largement les portes du nightclub. Mais les modes
passent et dans les années 80, le Mbalax
déferle sur le pays. Popularisée par
Youssou N’ Dour ce rythme va décimer
tout le reste. Peu à peu l’étoile
du Baobab pâlit et le groupe se disloque en
1985. Une ondée miraculeuse va le faire reverdir
: en 1997 Nick Gold, le producteur du label World
Circuit, décide de réitérer
l’aventure du Buena Vista Social Club sous
les cieux africains. Il mettra plusieurs années
avant de pouvoir reformer le groupe, aidé
en cela par…Youssou N’Dour qui co-produit
l’album « Specialist in all styles ».
2001 marque un retour flamboyant, après une
pause de 16 ans.
Et le temps suspendit son vol, tandis que l’Orchestra
Baobab continuait à faire chalouper les foules.
Pour toujours.
Magali Bergès
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